Juste de même, si on prend pour acquis que le 13 mars 2020, on était au jour 1 de nos péripéties covidiennes, ben aujourd'hui, on est rendus au jour
Bon ok, la COVID, c'est pu ce que c'était mais n'empêche, c'est toujours pas fini !
Juste de même, si on prend pour acquis que le 13 mars 2020, on était au jour 1 de nos péripéties covidiennes, ben aujourd'hui, on est rendus au jour
Je me réveille à matin dans un état pratiquement normal : plus de congestion, plus vraiment de toux, pas de sentiment de fatigue non plus. De ma COVID, y reste que ma voix rauque qui donne l'impression que je me suis gargarisée avec des roches. À part ça, ça va ben. Comble de bonheur, j'enseigne juste trois heures en matinée. 7h30 je suis à l'école, 11h20, j'en repars. D'habitude, j'arrive plus tôt que ça mais cette semaine, j'ai dormi un peu plus. N'empêche, j'ai réussi à faire toutes mes heures faque je suis ben contente.
Quand j'arrive chez nous, un peu avant midi, je remarque un verre suspect dans la salle de bain. Comme les gars sont chez leur père cette semaine pis que je les ai avertis de pas monter (COVID oblige), ça peut juste signifier qu'un des deux
héritiers est malade pis est venu se chercher des médicaments en haut,
vu qu'en bas y'a pas l'air d'avoir grand chose pour se soigner. Ici, c'est tout le contraire. Autant dans ma pharmacie que dans ma sacoche, j'ai tout ce qu'y faut pour traiter tous les bobos de base pis à la rigueur, procéder à une chirurgie à coeur ouvert.
Je m'empresse de texter Renaud que j'identifie comme le suspect numéro 1. Dix-huit secondes plus tard, y surgit dans le salon. Y s'est effectivement réveillé malade à matin. Le test COVID est une simple formalité. Y sort positif dès que j'ai fini de verser la dernière goutte dans le tester. Avec Morgan, qui avait eu exactement la même affaire la semaine passée, on peut en conclure que la COVID #2 est réglée pour nous trois. Ça va quand même être une bonne chose de faite, vu qu'on semble condamnés à la pogner plusieurs fois. Avec tout le monde qu'on fréquente au travail pis dans le transport en commun pour mes deux déconfinés, le retour du virus chez nous était juste une question de temps.
Ça va ben aller qu'y disaient hein...
Jour #3 de COVID. Hier soir, je me suis couchée super tôt (20h.) pis ma nuit s'est pas trop mal passée si ce n'est de Charlot qui a pu trop l'air à comprendre mon nouvel horaire de vie pis qui s'est mis à chasser mon lypsil dans toute ma chambre, à 4h. du matin. Depuis le temps qu'on était couchés, j'imagine qu'y devait penser que c'était le temps se se lever... 😼
À matin, je me pointe à l’école un peu plus énergique qu’hier. Mon pire problème, c’est mon manque de voix. Quand tu travailles tu seul enfermé dans un bureau, c’est peut-être pas si pire mais quand c’est ton outil de travail, c’est une autre paire de manches. Essayer de parler fort pis de montrer de l’entrain quand chaque mot prononcé est un supplice, c’est vraiment très exigeant. En plus, mon groupe du matin démontre un intérêt très limité malgré toute l’énergie que je déploie pour les divertir. Je suis pas fâchée pantoute quand l’heure du dîner arrive enfin, dîner que je passe encore dans ma classe, tu seule comme un coton.
J'enseigne pas en après-midi mais comme on a pu le droit de faire du télétravail, je suis obligée de rester à l'école pour faire mon travail personnel. De toute façon, avant de pogner la COVID, j'avais proposé à mes élèves un temps de pratique supplémentaire pour le cours de logiciel pharmaceutique après les cours, à 15h15, pis je veux pas me décommander. Leur examen est lundi prochain pis y'en a quelques-uns qui ont de la misère. Pour me motiver un peu, toujours tu seule enfermée dans ma classe, je me fais un petit café pis je me starte une playlist sur Spotify. Préparer des cours pis corriger des examens, c'est toujours ben plus le fun quand y'a un peu d'ambiance. 🎶🎶🎶
À 15h., je me sens plus en forme que ce que j'aurais espéré. Je descends dans le laboratoire informatique pour attendre mes élèves. Sur 17 candidats potentiels, y'en a 10 qui se présentent, ce qui est plutôt positif étant donné que c'est de la pratique volontaire. Par contre, comme c'est souvent le cas, ce sont les meilleurs élèves qui accourent pour travailler tandis que ceux qui sont en danger brillent par leur absence. Je quitte finalement l'école à 17h30 avec le sentiment du devoir accompli.
À soir, je me sens pas mal mieux qu'hier à la même heure. À mon avis, demain devrait être une bonne journée, d'autant plus que je travaille seulement en matinée. Je vais quand même me coucher de bonne heure, question de mettre toutes les chances de mon bord. Pour tu suite, c'est TV avec Charlot.
Malgré ça, à matin, je me lève en bonne forme relative pis je me motive à aller gagner ma pitance, avec toute une journée d’enseignement à l’horaire. À l’école, quand je croise ma première collègue, je constate en la saluant que j’ai pu vraiment de voix. Pour vous donner une idée, René Angelil (paix à son âme), aurait l'air d'un soprano à côté de moi. Ironie du sort, mon cours au programme, en matinée, c’est celui sur la communication. Ça part mal mon affaire. Rarement on aura vu un cordonnier aussi mal chaussé.
J'entame mes trois heures d'enseignement avec très peu d'entrain mais mes élèves sont fins pis participent vraiment bien à ce cours que je trouve moi-même plate, même quand je suis en bonne condition. De fil en
aiguille, je survis à ma matinée entre deux quintes de toux pis trois
mouchages mais je me sens pas au summum de mon énergie. Oui,
j’aurais pu prendre une maladie mais moi, je suis mal faite. Tant que je tiens
deboute, je fais ce que j’ai à faire. Je serais pas contente de moi sinon. Je suis quand même
heureuse pis ben soulagée quand 11h. annonce la pause dîner. En partant de chez nous à matin, j'étais pas certaine de réussir à faire ma journée complète faque je m'étais dit que j'allais la prendre par boutes : le cours du matin d'abord pis celui de l'après-midi ensuite. J'ai la moitié de faite.
Mon dîner, je le passe tu seule dans ma classe, comme une paria, à gosser une salade sans grand intérêt. Je veux pas contaminer mes collègues en allant manger avec eux-autres pis en plus, j'ai pas tant de façon. C’est aussi bien d’économiser mon énergie pour l’après-midi. D'ailleurs, pour mettre toutes les chances de mon bord, j’avale deux Tylenols rhume & sinus pis je me fais un café avant que mon cours commence. Au moment d'ouvrir la porte aux élèves, telle une covidienne complètement inconsciente, je me mets un sourire en dessous de mon masque pis je me dis « ça va ben aller ». 🌈 Dans la vie, tout est une question d'attitude paraît-il.
Devinez quoi ???
Ben oui, je l'ai repognée, une DEUXIÈME fois. Après QUATRE doses de vaccin + le virus en avril, me vla donc à nouveau aux prises avec ste maudite cochonnerie-là. Bon au moins, je suis moins fâchée/insultée que lors de ma première expérience parce que depuis, j'ai admis pis accepté que le vaccin empêchait en rien la contagion. N'empêche, je suis quand même pas pire malade. Ça a commencé hier en matinée par un petit mal de gorge pis comme la dernière fois, ça m'a frappée de façon fulgurante en soirée : mal de gorge intense, toux incessante, nez bouché/morvant en alternance, mal de tête, fatigue... Des heures de plaisir pis une nuit de marde. Inutile de mentionner que j'en menais pas large au réveil à matin.
Ma matinée à l'école s'est pas trop mal passée. Avant que les élèves rentrent, à 8h., j'étais sur mon high de caféine pis je me sentais pas pire pantoute. À 11h., par contre, y'était temps qu'y s'en aillent. Je toussais de plus en plus pis j'avais pu d'énergie. Comme j'ai le droit de travailler chez nous deux heures par semaine, je suis rentrée au bercail pour dormir une heure pis continuer ma journée.
Faque me vla au jour #1 de ma deuxième COVID. Ciboire, en s'en sort pas de st'histoire-là ! Aie, on arrive quand même en 2023. La bonne nouvelle, c'est que j'aurai pas peur d'avoir le virus à Noël. Quant aux héritiers, ben y'a Morgan qui a été malade la semaine passée pis qui avait testé négatif. J'imagine qu'on l'a testé trop tôt pis que c'est ça qu'il avait. Manquerait plus que Renaud. Avec de la "chance", ça va le happer comme un dix roues d'ici quelques jours...
En tout cas, j'espère quand même que le prochain Chinois à qui y va pogner l'envie de taponner des animaux bizarres dans un marché va y penser à deux fois le prochain coup. Pour ma part, j'en mourrai pas ste fois-là non plus mais je m'en serais ben passé.
Maudit virus de marde ! 💩💩💩 C'est le cas de le dire, j'en ai ma dose !
Voyant la fin de mes vacances approcher, hier, sur un coup de tête, je décide d'aller me faire donner une quatrième dose avec Renaud pis Morgan. Bon, c'est sûr que je suis encore en maudit d'avoir pogné la COVID en avril mais je suis quand même consciente que même si j'ai été ben malade, je l'aurais probablement été encore plus sans mes trois doses de vaccin. Morgan, en plus, après sa COVID, y'a fait une surinfection pendant laquelle y'a été encore plus malade que pendant la COVID elle-même. J'ai pas trop envie de me retaper tout ça.
Chanceuse dans mes recherches, je nous trouve trois rendez-vous en ligne, à 15h20, dans une petite pharmacie dont je connaissais pas l'existence. Le seul hic, c'est du Moderna, pour tout le monde pis on le sait, ste vaccin-là peut causer des endocardites/péricardites sur les jeunes adultes. Les chances sont de 16/100 000. Le pharmacien dit que vu qu'on reçoit des demi-doses, on peut présumer que les probabilités tombent à 8. Ça équivaut à 0.008%. On décide de prendre la chance. Après tout, c'est moins risqué de recevoir du Moderna pour un jeune homme que se de promener à pied dans les rues de Montréal. Madame Plante verte a beau dire que la ville est sécuritaire, moi je trouve qu'elle devrait se concentrer sur les fusillades plutôt que de s'affairer à transformer la métropole en pistes cyclables pis en sens uniques.
Bref, dans le temps de le dire, nous vla Modernisés tous les trois avec chacun une trousse de tests rapides en récompense. On va sans doute les utiliser tôt ou tard. Espérons que ça sera plus tard que tôt. L'avenir nous le dira. On va aplatir la vague qu'y disaient en mars 2020. Aie, 2023 se profile à l'horizon pis on est encore en train de surfer. 😟
4h. du matin, j'entends du bruit dans la salle de bain. Mes gars se lèvent jamais la nuit. Jamais jamais. À croire qu'y ont des vessies de 18 litres. Je vous mens pas, je pense que Morgan fait pipi une fois au 24 heures. Y retient pas de sa mère, définitivement. Du bruit dans la salle de bain, c'est forcément annonciateur d'un malaise. Je me lève pis je trouve Renaud couché à terre avec son oreiller pis un verre d'eau. Y me dit qu'y vomit depuis 2h. Évidemment, y'a pu rien dans le corps mais le coeur y lève encore. Stu le vaccin ? Stu une coïncidence ? On le saura jamais.
Pour ma part, pas de symptômes à part de la fatigue due à ma nuit de 💩.
Bonne chose de faite. Je suis prête pour la rentrée.