dimanche 13 juin 2021

Jours 455-456-457-458

Jour 455 : Y se passe pas grand chose digne de mention aujourd'hui. J'enseigne toute la journée, toujours aux mêmes deux groupes que je connaissais pas avant le début mai. Aujourd'hui, les élèves sont en présence pis c'est pas mal moins compliqué que de les gérer à distance, d'autant plus que je peux enseigner sans masque, si je me tiens suffisamment loin. Une journée de même, ça ressemble quasiment à l'avant-pandémie. Ça fait du bien. 😀

À soir, c'est le dernier épisode de Si on s'aimait. Bon débarras à Brigitte que j'aimais quand même un peu plus qu'au début mais qui était pas mal trop intense pis pointilleuse à mon goût. Bon débarras à Guillaume qui avait l'air de se calisser ficher pas mal de tout. Bonne chance à Sylvain pis Amélie qui ont enduré ces deux energumènes-là. Bonne continuation à Sébastien pis Gabriel qui semblaient vouloir poursuivre ensemble même si ça semblait loin d'être gagné. Finalement, bravo à Louise Sigouin, ma nouvelle idole. 😁


Jour 456 : Rien de nouveau sous le soleil. J'enseigne toute la journée pis les héritiers font leur dernière journée de stage dans mon école. Selon leur superviseur, que je connais, tout s'est bien passé. Il espère les revoir à leur stage final en novembre. C'est bon signe. Je suis contente. 😀

15h30, nous vla en weekend. À la même heure, la semaine prochaine, je pourrai dire "me vla en vacances". À soir, je prépare mes affaires parce que demain, je pars de bonne heure pour les funérailles de ma chère tante Germaine. J'ai finalement arrêté mon choix sur ste robe-là avec boucle dans le dos. Avec mes sandales noires, ça devrait avoir ben de l'allure.


Jour 457 : 9h30, je mets les voiles pour Shawinigan. Je roule pas trop vite parce que je suis partie ben d'avance au cas où. 11h30, j'arrive là-bas. Je me promène un peu pis je mange un yogourt dans mon char en attendant mon frère qui doit me rejoindre pour midi. Aujourd'hui, on expérimente des funérailles COVID. Dans le salon, on a le droit d'être 35 pis y faut être sur la liste des invités pour rentrer. Comme on est beaucoup dans la famille, y'a eu une sélection. En gros, y'a deux représentants pour chacune des douze familles. Chez nous, on est juste trois, mon père, mon frère pis moi faque on a eu un genre d'exemption je cré ben parce que mon père est invité lui aussi. On est la seule famille présente dans son entièreté. 👴👩👨
 
Mon frère pis moi on est les deux derniers de quasiment 40 cousins. Dans les événements, on a souvent de la misère à reconnaître les plus vieux pis ceux qu'on connaît un peu moins. Le port du masque aide pas notre cause mais ça nous permet de se chuchoter les noms ingognito. Au salon funéraire de Shawinigan-Sud, on commence à être en terrain connu. Même les faces des porteurs du cercueil nous sont familières. C'est dire qu'on est allés là une couple de fois. Aujourd'hui, on est en comité restreint. On jase pis on regarde le montage vidéo avec les photos de ma tante. Que de souvenirs ! 😍
 
À 14h, c'est la messe dans la belle église Notre-Dame-de-la-Présentation, juste en bas de la côté du curé, à Almaville-en-bas. Cette église est décorée des peintures d'Ozias Leduc. Grâce à ma tante Germaine qui a oeuvré pendant 80 années à titre de bénévole pour la paroisse, l'église a été désignée Lieu historique national du Canada. Pour nous, elle a été le théâtre de plusieurs mariages pis de plusieurs funérailles dont celles de ma mère. En 2000, on avait fait un gros rassemblement de famille. Ben oui, on avait survécu au fameux bug. 😁 Nous voici devant l'église.
 
 
Voir le cercueil de ma tante entrer dans SON église, c'est pas mal émouvant. Vla pas si longtemps encore, elle avait recueilli des dons pour en faire changer tout le tapis. L'église était quasiment sa deuxième maison. Quand j'avais 20 ans, matante m'avait payée une semaine au salaire minimum pour que je l'aide à faire le grand ménage du presbytère, habité à cette époque par l'Abbé Roland Leclerc, tête d'affiche de Radio-Canada pendant de nombreuses années avant de connaître un destin tragique. Matante a tellement donné pour son église pis sa paroisse ! Je suis certaine que son âme va continuer à l'habiter. 💗
 
Dans l'église, y fait quand même chaud pis on est tous masqués. Après les traditionnelles prières, les chants pis les hommages, matante sort de son église pour la dernière fois. Le cimetière est juste en haut de la côte. Là aussi on est en terrain connu. Mes grands parents pis arrières grands-parents y sont ainsi que ma mère pis plusieurs oncles et tantes. Après une dernière prière, COVID oblige, tout le monde se sépare. Ça été bref mais c'était "le fun", malgré les circonstances, de revoir un peu la famille. On fera mieux quand on aura le droit.
 
Mon frère, mon père pis moi, on s'entend pour se rejoindre chez l'amie de mon frère pour profiter du reste de la journée. Yé quand même pas loin de 17h. quand on arrive. On boit un verre pis on se commande de la bouffe. Je m'invite à coucher chez mon frère pour rouler à la clarté demain. On sort prendre une marche pis en revenant on boit un verre de vin en regardant Deux soeurs : 1000 livres. Je pense que vous devinez le concept. L'une des deux pèse 400, une minceur à côté de l'autre qui elle, si vous êtes vite en calcul mental, pèse 600 livres. En auto, elle doit se coucher dans la valise hatchback d'un assez gros VUS. C'est clair qu'elle rentrerait jamais dans le KONA. Minuit, on dort. 🌜

Jour 458 : 8h45, je suis déjà dans mon auto, en route vers Montréal. À cette heure-là, la route est ben tranquille pis je roule sur le cruise control jusqu'à Repentigny où y commence à avoir un peu plus de monde. En chemin, j'observe les chars que je dépasse en me questionnant sur la pertinence de certains modèles. Sérieux, un Honda ELEMENT, c'est lette en maudit. Dans la même lignée, les Nissan CUBE. Moi je dis que ceux qui roulent dans un de ces deux modèles-là, y'ont dû les recevoir en cadeau. Je peux pas croire que quelqu'un puisse choisir ça parmi tous les modèles existants. Même chose pour les YARIS avec une valise fermée. Les YARIS, c'est pas compliqué, elles sont juste belles hatchback. Les autres sont affreuses, surtout les grises foncées un peu mat. Une autre affaire ben lette, c'est les chars orange brûlé, peu importe la marque. En tout cas, moi je roulerais jamais là-dedans, même gratis. Bon, après, tous les goûts sont dans la nature paraît-il. Pardonnez-moi si vous avez un de ces chars-là. Heu pis, achetez-en un autre. 😁

 
Arrivée chez nous, j'accomplis mes corvées habituelles de fin de semaine pis je profite du reste de la journée pour relaxer. Ben oui, ça m'arrive, souvent même. Par contre, je relaxe mieux quand toutes mes affaires sont faites. 

151 nouveaux cas de COVID aujourd'hui. Ça achève les amis, ça achève. 😀😀😀

Mon blog aussi.

mercredi 9 juin 2021

Jours 453-454

Jour 453 : Jour trois de neuf, toujours avec les mêmes deux groupes, un le matin pis l’autre l’après-midi. Le grand événement du jour, on a ENFIN la permission de retirer les masques en classe, même en zone orange, à condition de bien respecter la distanciation. Ça c’est une nouvelle inespérée. Les élèves sont contents. C’est vrai qu’y fait ben chaud dans l’école même si on a vaguement l’air climatisé. Dans mon local, y fait peut-être pas 32 mais y fait facilement 27. Enseigner sans masque c’est une renaissance mais c’est bizarre aussi. J’ai carrément perdu l’habitude. En fait, j’ai perdu l’habitude de me montrer la face en public, tout simplement. Je me sens un peu tout nue, potentiellement en danger, limite légale mais maudit que ça respire mieux quand je m’époumone devant la classe. Évidemment, dès qu’on se déplace, qu’on se rapproche ou qu’on sort du local, y faut remettre le masque mais déjà, le fait de pu transpirer pis morver dedans 7-8 heures en ligne, c’est déjà un progrès considérable qui fait plaisir à tout le monde. Espérons juste qu’on le paiera pas plus tard. 😬

À 15h30, c’est notre réunion de secteur en ligne. Comme je finis mon cours à 15h10, j’ai pas le temps de me rendre chez nous entre les deux faque j’y assiste à partir de l’école. Pour aujourd’hui, le duo princier doit prendre le transport en commun pour rentrer à la maison. La réunion de cet après-midi est attendue parce que le dernier point à l’ordre du jour concerne nos tâches pour l’année prochaine. À l’école, si on a pas notre permanence, comme moi, on est jamais certain d’avoir un contrat à 100% pour l’année suivante. Moi, je suis rendue assez haute en ancienneté pour pu avoir d’inquiétudes là-dessus. Par contre, j’ai hâte de voir quels cours je vais enseigner pis à quels groupes je vais enseigner. Autour de 16h., le rideau tombe. Ma prochaine année scolaire s’annonce diversifiée mais mon horaire pas très équilibré. Y faut que je check ça demain pour pas revivre la même chose que cette année. 😬

Y’a fait beau pis très chaud toute la journée mais chez nous, c’est pas si pire que ça. J’ai un super bon courant d’air qui fait beaucoup de bien. Je prépare une salade pour souper. Soirée tranquille, comme toujours. Apparemment, lundi qui vient, le orange disparaît de la map. Montréal va passer au jaune. Quelle bonne nouvelle ! On aime ça le jaune.

Jour 454 : Le personnel professionnel est en grève à matin faque personne a le droit de rentrer dans l’école même si nous les profs, on grève pas. Les héritiers pis moi on profite d’une matinée plus relaxe vu qu’eux-autres non plus y peuvent pas aller en stage. 

Mes vacances s’en viennent pis j’ai des rendez-vous à booker faque j’appelle chez l’optométriste qui me propose une place pour le 22 juin. Ça, ça va être une ben bonne chose de faite parce que je vois pu aussi bien que je devrais avec mes lunettes pis ça me fatigue quand je lis ou que je fais du coloriage. Mon deuxième rendez-vous à prévoir, c’est ma mammographie annuelle. J’ai fait la dernière le 4 juin 2020 faque j’ai déjà un peu dépassé le délai. Après 40 minutes à écouter de la musique qui griche, la secrétaire me propose le DIMANCHE 18 juillet. Si je prends pas ste date-là, ça va aller en septembre pis c’est trop loin. De toute façon, je veux pas vous écoeurer mais pour moi, l’été, c’est tous les jours dimanche. Troisième appel, c’est chez mon concessionnaire. Hier, j’ai reçu un rappel concernant mon KONA. Mon frère m’avait déjà mise au courant vla quelques semaines faque je m’y attendais. À lire la lettre, mon char va sauter pendant que je conduis pis je vais me tuer par la même occasion. Je peux pas dire que ça me stresse mais aussi ben vérifier. Chez Huyndai, je tombe sur la boîte vocale faque je laisse un message. Mon dernier rendez-vous à prendre, c’est pour aller faire mes ongles après la job aujourd’hui. Au téléphone, ma p’tite madame vietnamienne m’explique que le salon est fermé pour une période indéterminée parce que le feu a pogné dans une bâtisse avoisinante pis ça leur a causé des dommages. Ça, c’est vraiment plate pour moi mais surtout pour elles. Le salon a déjà été fermé deux fois dans les douze derniers mois à cause de sa non essentialité. La madame me dit que ça peut durer quelques semaines. Y'a pas à dire, j'ai vraiment la poisse avec mes commerces ces temps-ci. Je décide prendre rendez-vous ailleurs parce que mes ongles sont déjà maganés pis que j’ai pas le goût de les garder de même asteur qu’on est pu confinés. En plus, j’ai des funérailles en fin de semaine pis je serai pas ben même si je sais que personne va remarquer ça. J'appelle un salon au hasard, dans les Galeries d'Anjou pis je me réserve une place pour 16h30 aujourd'hui.

Je me rends à l'école pour midi avec Renaud pis Morgan. J'enseigne jusqu'à 15h pendant qu'y font leur après-midi de stage. Une petite demi-journée de travail, ça passe vite. 15h30, tout le monde est assis dans le char. 16h. je débarque les gars à la porte pis je continue au salon d'ongles. Je suis pas ben contente ni confiante d'aller à une nouvelle place. Je sais d'avance que je vais trouver les madames moins fines pis mes ongles moins beaux. Mon salon habituel, ça fait 14 ans que je vais là. La madame me connaît bien. Je m'y sens comme chez nous tellement que des fois je dors pendant qu'elle fait mes ongles. En plus, elle fait des ongles à TOUTE épreuve. 

Je me pointe au nouveau salon avec un peu d'avance. À première vue, les mesures d'hygiène sont un peu moins strictes qu'à l'autre place mais ça semble correct. Le salon est plus moderne, style bar à ongles. C'est ainsi que je fais connaissance avec une nouvelle ongleuse vietnamienne, Amy, celle-là. Heureusement, grâce à Lyne pis Mai de mon autre salon, je comprends très bien le français cassé à la vietnamienne ce qui fait que je réussis à comprendre l'essentiel des discussions compliquées par les masques pis le brouhaha. Émy est ben fine, douce, pis ricaneuse comme toutes les vietnamiennes. Elle est pas mal productive aussi. Dans le temps de le dire, je resors du salon avec des ongles qui sont un bon exemple de beaux de loin mais loin d'être si beaux. Reste à voir si y sont solides. Si oui, ça va faire la job jusqu'à la réouverture de l'autre place.

Yé quand même 17h45 quand je sors des Galeries d'Anjou faque je décide de ramasser à souper au Mc Do. À la commande à l'auto, je dois être le douzième char. Ça me prend un bon vingt minutes pour atteindre le micro pis donner ma commande. Mon échange avec l'employée est fastidieux. Renaud veut un wrap signature. La fille entend un wrap MINIATURE. Je demande deux quart de livres BLT pour Morgan pis moi. La fille entend BBQ. Je récapitule ma commande trois fois. J'ai faim. Un souvenir me revient soudainement en mémoire. Vla genre 25 ans, ma soeur, mon frère pis moi on était à la commande à l'auto d'un Mc Do de Trois-Rivières. Ma soeur commande pis la fille comprend rien. Ma soeur récapitule pis la fille est toujours aussi mêlée. Ma soeur récapitule sa récapitulation d'un ton ferme, impatient mais drôle. On braillait de rire dans le char. Beau souvenir. Moi dans ma vie, je vais avoir vraiment beaucoup rit avec ma soeur pis mon frère. Beaucoup beaucoup beaucoup. Kin, une photo louche de nous trois pour clôturer en beauté. 1992 environ.

lundi 7 juin 2021

Jour 452

Je me réveille à 3h30 incapable de me rendormir. À 5h., je finis par me lever pis je déjeune devant un épisode de Si on s’aimait. Les gars se lèvent à 6h40. C’est leur dernière semaine de stage. C’est rare mais Renaud bougonne un peu. Yé fatigué. Je réussis à le remettre de bonne humeur à temps pour le départ. 7h10, tout le monde est en route. 🚗

À l’école, tout se passe plutôt bien. C’est mon deuxième jour d'enseignement sur neuf à faire. J’ai une grosse semaine en vue. Demain, c’est notre réunion de secteur en fin de journée. Mercredi, faut que j’aille faire mes ongles. Samedi, j’ai des funérailles. D’ici là, y faut que je regarde si j’ai quelque chose de potable à mettre pis que j’aille magasiner le cas échéant. Je vais checker ça à soir. Me semble que j’ai une ou deux robes correctes. En fait des robes, j’en ai des dizaines mais pas toutes adéquates pour l’événement. Ça dépend du temps qu’y va faire aussi. Pour l'instant, y fait chaud pas à peu près. 🌞🌞🌞

10h45, ma courte nuit commence déjà à me rattraper. Me semble que j’irais me coucher jusqu’à demain matin. Mes élèves sont à distance. Ça m’aide pas à me réveiller. Même mon Américano a pas réussi. Aucun rush, aucun shake de caféine. Rien pantoute.  Yé complètement passé inaperçu. Dans le beurre. Je mériterais pratiquement un remboursement. 😁 Je finis par passer au travers de ma journée. Au retour, je prépare les lunchs pour demain pis un BBQ pour souper. Pour une fois, j'ai réussi à cuire des steaks qui sont pas semelles de bottes : trois minutes d'un bord, trois minutes de l'autre. That's it. En accompagnement : des légumes grillés, des tomates tranchées pis une sauce au poivre. Ça mes amis, ça redonne un peu de pep dans le soulier.

L’autre jour, je vous ai raconté qu’une fois par mois, je reçois un courriel de Google Map avec un résumé de mes derniers déplacements. Ce mois-ci encore, c’est on ne peut plus pathétique. Aie en mai, j’ai « visité » trois villes : Longueuil, Boucherville pis Brossard. J’ai aussi « visité » UN nouvel endroit : le Canadian Tire de la rue Sherbrooke. Finalement, selon Google, à ce jour, pour 2021, j’ai parcouru 7% du tour du monde, soit 2616 km. J’ai de la misère à croire que j’ai juste fait ça en six mois mais bon, je sors pas pis quand je regarde le compteur du KONA, c’est vrai que ça monte pas vite vite. Je vais rattraper ça cet été. J’ai déjà quelques déplacements en vue, ne serait-ce que pour recevoir des courriels moins tristes de la part de Google. 😁 Checkez-moi ben aller.  Mes vacances arrivent. Le compte à rebours dégringole magnifiquement.