mardi 29 novembre 2022

Jour 992

Devinez quoi ???

Ben oui, je l'ai repognée, une DEUXIÈME fois. Après QUATRE doses de vaccin + le virus en avril, me vla donc à nouveau aux prises avec ste maudite cochonnerie-là. Bon au moins, je suis moins fâchée/insultée que lors de ma première expérience parce que depuis, j'ai admis pis accepté que le vaccin empêchait en rien la contagion. N'empêche, je suis quand même pas pire malade. Ça a commencé hier en matinée par un petit mal de gorge pis comme la dernière fois, ça m'a frappée de façon fulgurante en soirée : mal de gorge intense, toux incessante, nez bouché/morvant en alternance, mal de tête, fatigue... Des heures de plaisir pis une nuit de marde. Inutile de mentionner que j'en menais pas large au réveil à matin.

La consigne qu'on a reçue, de la part de l'école, c'est qu'en l'absence de fièvre, on a le droit d'aller travailler, avec un masque bien évidemment. Je mentirais si je vous disais que l'idée de passer la journée en pyjama m'a pas effleuré l'esprit mais aujourd'hui, j'avais trois heures d'enseignement prévues en matinée pis je voulais vraiment être présente, premièrement pour faire une grosse révision à mes élèves qui passent leur examen la semaine prochaine pis deuxièmement, parce que je devais me filmer pour un travail d'université à remettre le 8 pis c'était pas mal ma dernière occasion de le faire. Devant ce triste constat, n'écoutant que mon courage, j'ai avalé une couple de médicaments, mangé, bu un café pis adopté la positive attitude. 7h. pile, j'étais au travail.

Ma matinée à l'école s'est pas trop mal passée. Avant que les élèves rentrent, à 8h., j'étais sur mon high de caféine pis je me sentais pas pire pantoute. À 11h., par contre, y'était temps qu'y s'en aillent. Je toussais de plus en plus pis j'avais pu d'énergie. Comme j'ai le droit de travailler chez nous deux heures par semaine, je suis rentrée au bercail pour dormir une heure pis continuer ma journée.

Faque me vla au jour #1 de ma deuxième COVID. Ciboire, en s'en sort pas de st'histoire-là ! Aie, on arrive quand même en 2023. La bonne nouvelle, c'est que j'aurai pas peur d'avoir le virus à Noël. Quant aux héritiers, ben y'a Morgan qui a été malade la semaine passée pis qui avait testé négatif. J'imagine qu'on l'a testé trop tôt pis que c'est ça qu'il avait. Manquerait plus que Renaud. Avec de la "chance", ça va le happer comme un dix roues d'ici quelques jours...

En tout cas, j'espère quand même que le prochain Chinois à qui y va pogner l'envie de taponner des animaux bizarres dans un marché va y penser à deux fois le prochain coup. Pour ma part, j'en mourrai pas ste fois-là non plus mais je m'en serais ben passé. 

Maudit virus de marde ! 💩💩💩 C'est le cas de le dire, j'en ai ma dose !

mercredi 17 août 2022

Jour 888

Voyant la fin de mes vacances approcher, hier, sur un coup de tête, je décide d'aller me faire donner une quatrième dose avec Renaud pis Morgan. Bon, c'est sûr que je suis encore en maudit d'avoir pogné la COVID en avril mais je suis quand même consciente que même si j'ai été ben malade, je l'aurais probablement été encore plus sans mes trois doses de vaccin. Morgan, en plus, après sa COVID, y'a fait une surinfection pendant laquelle y'a été encore plus malade que pendant la COVID elle-même. J'ai pas trop envie de me retaper tout ça.

Chanceuse dans mes recherches, je nous trouve trois rendez-vous en ligne, à 15h20, dans une petite pharmacie dont je connaissais pas l'existence. Le seul hic, c'est du Moderna, pour tout le monde pis on le sait, ste vaccin-là peut causer des endocardites/péricardites sur les jeunes adultes. Les chances sont de 16/100 000. Le pharmacien dit que vu qu'on reçoit des demi-doses, on peut présumer que les probabilités tombent à 8. Ça équivaut à 0.008%. On décide de prendre la chance. Après tout, c'est moins risqué de recevoir du Moderna pour un jeune homme que se de promener à pied dans les rues de Montréal. Madame Plante verte a beau dire que la ville est sécuritaire, moi je trouve qu'elle devrait se concentrer sur les fusillades plutôt que de s'affairer à transformer la métropole en pistes cyclables pis en sens uniques.

Bref, dans le temps de le dire, nous vla Modernisés tous les trois avec chacun une trousse de tests rapides en récompense. On va sans doute les utiliser tôt ou tard. Espérons que ça sera plus tard que tôt. L'avenir nous le dira. On va aplatir la vague qu'y disaient en mars 2020. Aie, 2023 se profile à l'horizon pis on est encore en train de surfer. 😟

4h. du matin, j'entends du bruit dans la salle de bain. Mes gars se lèvent jamais la nuit. Jamais jamais. À croire qu'y ont des vessies de 18 litres. Je vous mens pas, je pense que Morgan fait pipi une fois au 24 heures. Y retient pas de sa mère, définitivement. Du bruit dans la salle de bain, c'est forcément annonciateur d'un malaise. Je me lève pis je trouve Renaud couché à terre avec son oreiller pis un verre d'eau. Y me dit qu'y vomit depuis 2h. Évidemment, y'a pu rien dans le corps mais le coeur y lève encore. Stu le vaccin ? Stu une coïncidence ? On le saura jamais. 

Solidaire, je reste réveillée dans le salon pour y venir en aide en cas de besoin. De toute façon, j'ai pas dormi de l'été faque ça change pas grand chose. 6h. du mat, les hauts-le-coeur semblent se calmer. J'encourage l'héritier à retourner dans son lit non sans préalablement changer sa taie d'oreiller. Je décide d'attendre que Morgan se lève à 6h45 pour voir de quoi y'a l'air avant qu'y parte travailler. Y se lève avec un petit mal de tête. Y se prend trois Advils pis y part gagner sa pitance. Heureusement, Renaud est en congé aujourd'hui. Y va pouvoir roupiller pis récupérer. À midi d'ailleurs, y se lève, frais comme un rose (ou presque). Yé sauvé.

Pour ma part, pas de symptômes à part de la fatigue due à ma nuit de 💩.  

Bonne chose de faite. Je suis prête pour la rentrée.

samedi 14 mai 2022

Jour 793

Enfin, nous vla démasqués ! 😁😁😁

Bon, je dois dire qu'initialement, j'étais plutôt ambivalente à l'idée de retirer le masque ou de continuer à le porter mais ayant eu la COVID récemment, y semblerait que je suis immunisée pour un certain temps. Stu vrai ? Stu pas vrai ? Stu pour longtemps ? Est-ce que je suis seulement immunisée contre le variant que j'ai pogné ? Tant de questions mais si peu de réponses fiables... 

Toujours est-il qu'après maintes tergiversations, j'ai décidé de faire confiance aux experts comme je l'ai toujours fait jusqu'à maintenant. J'aime pas tant l'idée que des «étrangers» plus ou moins innocents m'approchent de près avec pas de masque mais je me dis qu'y faudra ben se jeter à l'eau un jour ou l'autre. Je voudrais pas non plus entretenir une méfiance toute ma vie.

Faque c'est le grand jour pis l'occasion de sortir démasqués se présente drette à matin pour Morgan pis moi parce qu'on a rendez-vous chez la coiffeuse. Au moment de quitter la maison, l'héritier est un peu hésitant à propos de son masque. J'y dis que moi j'en mettrai pas mais que c'est son choix pis qu'y peut tout à fait apporter le sien si yé plus à l'aise. Y décide finalement de sortir sans masque. Après tout, lui aussi yé censé être safe pour un petit boute.

Étrangement au salon de coiffure, toutes les coiffeuses, qui avaient jamais compris comment porter le masque comme du monde, le portent aujourd'hui sur le nez. On dirait ben qu'elles sont subitement moins braves asteur que les clients peuvent se pointer sans protection. Dans le reste du centre d'achats, c'est pas mal 50/50. 😀😷😀😷😀😷Le bonheur se lit sur les faces démasquées. Que demander de mieux que ce pas de plus vers la vie d'avant pis ce super soleil qui brille sur Montréal ? 🌞🌞🌞

Le masque m'a jamais vraiment dérangée, sauf pour enseigner, mais force est d'admettre qu'on a l'impression de retrouver une certaine liberté en arrêtant de le porter. Finis les "oups, j'ai oublié mon masque" en sortant de la maison, fini le morvage dans le masque bleu à force de respirer de l'air chaud pendant huit heures pis finies les petites brassées de masques sul fly avant de partir travailler. Un pur bonheur ! Par contre, moi qui le porte de façon volontaire depuis le jour 71, je suis pas certaine que je l'aurais enlevé si je venais pas juste de pogner la COVID. Le virus, yé pas parti pis y va même revenir en force dans une couple de semaines. Y faut quand même pas oublier ça.

Parlant de virus, je suis finalement guérie du mien mais ça a pas été une partie de plaisir. Ma première semaine de retour au travail a été très dure. Le jeudi particulièrement, je pensais m'effondrer devant ma classe. À tout bout de champ, j'allais respirer un peu sans mon masque dans la classe adjacente qui était vide. Finalement, avec beaucoup de volonté, de repos pis de café, je suis venue à boute de mes journées, un jour à la fois, comme on dit.

Me vla donc guérie, démasquée pis libérée de ma repousse de cheveux gris. Une bonne journée. 😍

mardi 19 avril 2022

Jour 768

Onzième jour de COVID. Je me sens pas ben ben vigoureuse. Je me fais un test rapide en me levant. Yé positif mais y faut pratiquement une flash light pour voir la petite ligne vis à vis du T. On dirait ben que la maladie est en train de me quitter. 

J'ai encore plein de symptômes mais y paraît qu'on peut (doit ???) reprendre le travail quand y sont moins pire qu'au début. Après maintes tergiversations, je me décide à partir pour l'école. J'enseigne juste de midi à 15h10, à mon petit groupe de neuf élèves que je connais bien. C'est peut-être faisable. Le meilleur moyen de le savoir, c'est d'essayer. En plus, je suis tannée de ma vie de loque humaine qui mange des grill cheese en pyjama devant la TV. Je me dis que c'est le temps de mettre en marche ma thérapie de prédilection : le DÉNI. Je m'arrange tant bien que mal, je mange un peu pis me vla partie. Midi, je suis prête à affronter la tempête. J'accueille mes élèves avec une face super convaincue.

Midi et quart, j'ai chaud kel criss. Midi et demi, je suis étourdie. 13h., j'étouffe dans mon masque. 13h30, je comprends même pas les questions de mes élèves. Y'en a une qui galère pour calculer le nombre de solutés à servir à un patient pour couvrir 24 heures de traitement. Y faut compter ça selon le volume du sac pis le débit d'écoulement. L'élève me déblatère plein de chiffres pis me montre sa feuille avec ses calculs plus fuckés les uns que les autres. En temps normal, décortiquer ça, c'est un jeu d'enfant. Là, mon cerveau est incapable de "processer". Je pense que c'est toute la morve de mon nez qui déborde dedans. À force de gosser, l'élève finit par me sortir la bonne réponse d'elle-même. Moi : "Je le savais que t'étais capable. C'est pour ça que je voulais pas te dire la réponse !" 😂

14h., j'ai l'impression que ça fait deux semaines que mon cours est commencé. Je me sens comme dans un roman dont vous êtes PAS le héros. En plus, y faut que je gère une élève COVID qui suit mon cours à distance. Je sonne la pause pis je cale une bouteille d'eau. J'ai le goût de me coucher à terre à côté de mon bureau pis de dormir jusqu'à demain matin. 14h10, c'est reparti pour la dernière heure. Mon après-midi prend des allures de chemin de croix. 


15h10, "yé 3h., on ferme !" Je mets tout le monde à la porte. Je ramasse mon stock pis je fuis les lieux en quatrième vitesse. Je suis complètement brûlée mais paradoxalement contente d'avoir survécu à mes trois heures. Tous les espoirs sont permis pour les prochains jours. Ça va faire le niaisage. I'm back !!!

lundi 18 avril 2022

Jour 767

Dixième jour de COVID. Franchement, si j'avais un pire ennemi, j'y souhaiterais de pogner ste cochonnerie-là. J'ai jamais été aussi malade de ma vie. Aujourd'hui, comme les jours d'avant, mon nez est à la fois bouché, à la fois coulant. J'ai hyper mal dans les sinus, dans toute la face pis à la tête en plus de ressentir constamment un espèce de motton de morve dans ma gorge. Appétissant n'est-ce pas ? 

Ce qui me décourage le plus, c'est la fatigue qui veut pas s'en aller. J'ai beau dormir dix-douze heures par nuit, je suis incapable de pas me recoucher en journée. Le reste du temps, j'ai aucune énergie. C'est vraiment la misère. Aie, je vous mens pas, vla quelques nuits, je me suis levée pour aller chercher un verre d'eau dans la cuisine pis y'a fallu que je me couche sul sol de la salle à manger pour faire un pause avant de retourner jusqu'à ma chambre. Là, vous vous dites "wow, c'est donc ben grand chez eux !" Ben non... 😟

Je sais pas trop si je suis censée aller travailler arrangée de même demain. Notre directrice est en maladie depuis plusieurs semaines pis sa remplaçante est non disponible jusqu'au 22 avril. J'envoie un courriel à la remplaçante de la remplaçante qui elle, est en vacances jusqu'à demain matin. Heureusement, j'enseigne juste à midi. Je vais me faire un test rapide en me levant pis surtout évaluer la faisabilité du projet selon mon état général. Je suis pas très optimiste. Pas optimiste pantoute même.

Pantoute pantoute.

dimanche 17 avril 2022

Jour 766

Neuvième jour de COVID. J'ai l'impression de vivre le jour de la marmotte. Depuis plus d'une semaine, toutes mes journées se ressemblent. Je les passe essentiellement devant la TV, à tricoter ou à somnoler. 📺

Aujourd'hui, le lever pis la matinée sont difficiles. J'ai encore beaucoup de symptômes. J'ai arrêté de tousser mais j'ai toujours mal à la gorge. Mon nez alterne encore entre le bouchage pis le mouchage. J'éternue 50 fois par jour. J'ai vaguement retrouvé le goût mais j'ai pas vraiment faim. C'est peut-être parce que je ressens tout le temps un fond de mal de coeur combiné à un fond de mal de tête. Avec tout ça, j'ai aucune énergie. Je suis fatiguée en permanence. En fait, je me sens perpétuellement en lendemain de brosse sans avoir eu de fun la veille. Franchement, je m'attendais à aller pas mal mieux que ça rendue au jour 9. Un véritable calvaire.


Mes trois héritiers ont attrapé la COVID avant moi pis y'ont l'air top shape. Ma collègue, qui a testé positive quatre jours après moi, semble se porter mieux elle aussi. J'espère que je ferai pas une COVID loooooooooooooooooooooooogue. Ça serait ben le boute de la 💩. L'idée d'aller travailler mardi me décourage complètement. À l'heure actuelle, le projet me semble mission impossible. J'espère un revirement de situation miraculeux d'ici là.
 
Parmi mes divertissements du jour, je regarde le dernier épisode de DOC, nouvelle série diffusée sur TVA. Après tout, quoi de mieux qu'une émission d'hôpital avec du monde plus malade que moi pour me remonter le moral ? En plus, l'acteur principal est assez beau merci. Saviez-vous ça que ste série-là est tirée d'une histoire vraie ? Ça raconte l'histoire d'un médecin qui, après avoir reçu une balle dans la tête (accident d'auto pour le vrai docteur), se réveille en ayant oublié les douze dernières années de sa vie. Comme on dit, quand on se regarde on se désole mais quand on se compare on se console...

jeudi 14 avril 2022

Jour 763

Sixième jour de COVID. Je me sens un petit peu mieux aujourd'hui mais c'est pas encore la grande forme. J'ai arrêté de tousser. Ça, ça fait du bien. Par contre, j'ai toujours le nez bouché pis un peu mal à la gorge. Je suis fatiguée aussi. Y paraît qu'après 5 jours d'isolement, on peut sortir si on fait pas de fièvre depuis 24 heures pis que nos symptômes ont baissé. C'est mon cas. Bon, j'irais pas me mélanger dans une grosse foule ni visiter une résidence de personnes âgées mais j'ai besoin de deux trois affaires à l'épicerie. J'y vais en vitesse en me tenant loin des gens, bien évidemment. À la caisse, une innocente madame avec son masque en dessous du nez me colle de pas mal proche. Je souris à pleines dents dans mon masque. Ben oui, enweille donc, colle-toi madame. J'en connais une qui va peut-être avoir un "p'tit rhume" en fin de semaine... 😁

Je sais pas pour vous autres mais la période de contagion pour la COVID, c'est pas trop clair. On est-tu contagieux juste cinq jours ? Cinq jours à partir de quand ? Du test ? Des premiers symptômes ? On est tu contagieux tant qu'on est positif ? On l'est-tu encore quand nos symptômes baissent ? Pourquoi on aurait le droit de sortir après cinq jours si on est encore contagieux ? Mystère. En tout cas, je sais pas si je suis encore contagieuse mais en date de ce midi, je suis encore positive.


C'est pas encore aujourd'hui que j'accomplis de grandes choses mais je compte m'activer UN PEU demain. Depuis samedi, j'ai pratiquement rien fait. C'est rare que je me repose autant. Que je me repose autant tout en restant aussi fatiguée je devrais dire.

Aie, saviez-vous ça que comparativement à la même date l'an passé, on a actuellement plus de nouveaux cas par jour, plus d'hospitalisations pis plus de décès ? C'est pas fini ste pandémie-là moi je vous le dis ! 😬

mercredi 13 avril 2022

Jour 762

Cinquième jour de COVID. Je réussis à me tirer du lit à 9h. mais le réveil est difficile. Je voudrais être optimiste mais je me sens pire qu'hier. J'ai le nez super bouché pis ça me donne mal dans toute la face, un peu comme quand on attrape une bonne sinusite. J'ai l'impression d'avoir de la misère à respirer. J'ai mal au thorax pis aux omoplates à force d'avoir toussé. Pour une cinquième journée, je trouve que mon état est pas vargeux.

En principe, j'aurais le droit d'aller travailler demain mais après une demi-heure debout, je me rends à l'évidence. Ok, y'a peut-être une amélioration par rapport à samedi pis dimanche, ok, j'ai pas de fièvre mais à l'heure actuelle, je peux pas envisager d'aller faire ma journée. Je sais d'avance que je serai jamais capable de me lever demain à 5h30 pis si jamais je réussissais, je peux pas m'imaginer d'enseigner pendant six heures avec un masque dans le visage. Je vais soit morver, manquer d'air, m'étouffer ou m'évanouir. L'idée d'y aller est perdue d'avance. J'écris à la secrétaire pour l'aviser que je serai pas là.

Moi, j'hais ben ça manquer le travail. En fait, je manque JAMAIS le travail. De un, je suis jamais malade. De deux, c'est pas une simple migraine, un p'tit mal de coeur, un torticoli ou un coup de fatigue qui m'empêche d'aller travailler. Quand je file pas, je me mets un sourire dans la face pis je me motive. Point final. C'est peut-être pour ça que je suis pas super compatissante envers les élèves qui s'absentent pour rien. Pour moi, à part en cas de décès (le tien, évidemment), t'as pas de raison de manquer tes cours.

11h., je suis pu capable. Je me recouche jusqu'à 13h. avec mon Charlot qui comprend pu pantoute mon rythme de vie. Je me force à me relever pis à prendre une douche. Je me suis pas lavé les cheveux depuis le 3 pis on est le 13. Pas de panique, à part samedi, je me suis lavée tous les jours. Faut pas charrier quand même. J'ai pas faim pour dîner pis j'ai pas beaucoup d'entrain en après-midi. J'alterne de place sul divan en fermant les yeux de temps en temps. Je suis soulagée de pas aller travailler demain. Pour souper à soir, je donne le choix aux héritiers entre un restant de macaronis ou un restant de pâté chinois. Pour ma part, je m'en fiche un peu. Les deux goûtent pareil, c'est à dire RIEN.

On entend partout qu'asteur, les effets de la COVID s'apparentent à ceux d'un rhume. En tout cas, si ceux qui disent ça filent comme moi je file quand y'ont le rhume, ben chapeau. Y sont toffs en maudit. Je pense que ma collègue positive vous le dirait elle aussi. Y peut encore fesser ste virus-là. Pis ben non, je suis pas devenue anti-vaccins, inquiétez-vous pas. Tout ce que je dis, c'est qu'on est pas si ben protégés que ça pis qu'on peut être quand même assez malade. Mais bon, comme on dit, ça va bien aller... 🌈


mardi 12 avril 2022

Jour 761

Quatrième jour de COVID. À 8h., Charlot tente de me réveiller sans grandes convictions. Dans mon lit, j'ai pas encore les yeux ouverts mais je sens déjà que j'ai un bon mal de tête. Pour le reste, je me sens généralement un peu mieux (tentative d'optimisme). Je suis moins congestionnée, je tousse moins pis le mal de gorge s'en va tranquillement. Je me sens moins fatiguée mais quand même plus que d'habitude. Mon niveau d'énergie oscille de faible à moyen. En gros, ça s'en va sul bon bord mais c'est pas encore ça.

Hier soir, c'est Morgan qui a cuisiné. J'ai trouvé que ses macaronis goûtaient pas grand chose mais Renaud pis lui avaient l'air de trouver ça ben correct. À midi, je fais des petits pains à la viande. Ça goûte rien pantoute. J'ai l'impression de manger du carton. Y faut que je me rende à l'évidence, j'ai perdu le sens du goût. Pour vrai, donnez-moi une bouchée de quelque chose les yeux fermés pis je pourrai pas vous dire c'est quoi. C'est plate en maudit. Moi qui éprouve pas tant de plaisir d'avance à manger, là c'est pire que pire. 😬

Bon, c'est pas grave hein. Ste COVID-là, ça passe comme un rhume paraît-il. À en écouter certains, ça a quasiment l'air le fun à pogner. En fait, les gens sont tellement contents de pas se retrouver couchés en pleine face aux soins intensifs qu'ils acceptent leur virus atténué comme une bénédiction. Moi j'en suis pas là. Je suis encore en maudit même si ça va un peu mieux.

Hier, en fin d'après-midi, j'ai reçu un courriel d'une de mes élèves à qui j'ai enseigné vendredi passé. Elle venait de tester positive. À matin, dans ce même groupe de neuf élèves, une autre était absente sans qu'on sache pourquoi pis une troisième a quitté en milieu de matinée avec des symptômes grippaux. Après-midi, une de mes collègues a testé positif aussi. Maudit qu'y marche ben hein ste vaccin-là. 😂

lundi 11 avril 2022

Jour 760

Troisième jour de COVID. À matin, Charlot me laisse dormir jusqu'à 9h. On dirait ben qu'il a compris qu'asteur, qu'on soit la nuit ou le jour, moi je dors. Aie, qui eut cru qu'en 24 heures je dormirais plus qu'un chat ? 😺

Je me force quand même à me lever après dix heures de sommeil. J'ai bien dormi pis surtout, j'ai pas rêvé à des chiffres sans intérêt. J'ai d'ailleurs vérifié auprès de mon père si la COVID m'avait pas octroyé le super pouvoir de deviner des numéros d'assurance sociale en rêve mais non. Mon père m'a récité son numéro pis y'avait pas un chiffre de bon. Mon frère dit que j'aurais dû y faire croire que j'avais rêvé à son numéro de carte de crédit. Une idée que je garde en banque. 💲💲💲 

Je suis encore puckée mais peut-être un peu moins qu'hier. Mon nez coule encore beaucoup pis j'ai l'impression que mes yeux sont tout collants pis épais. Ma gorge est irritée. Je m'étouffe à chaque fois que je m'aventure à parler. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est pas encore la grande forme.

Aujourd'hui, évidemment, je travaille pas. J'haïs ça me faire remplacer mais je sais que mes élèves sont entre bonnes mains avec mes collègues Brigitte pis Katrine. Je m'occupe quand même d'envoyer quelques courriels pis de répondre à ceux que je reçois. Quand on est prof, c'est dur de décrocher complètement quand on est pas là. On peut pas juste dire "je suis malade, je rentre pas". Y'a quand même des indications à donner pis des affaires à gérer en arrière plan.

15h30, je me connecte sur TEAMS pour participer à notre réunion de secteur. Ça fait super longtemps qu'on en a pas eu pis je veux pas la manquer. Je fais dur mais je m'en fous. Y faut dire que ma coquetterie a pas mal droppé depuis le début de la pandémie. Les sujets abordés pendant la réunion m'intéressent mais je lutte pour pas m'endormir. J'ai de la misère à suivre les conversations entre mes quintes de toux pis mes épisodes de mouchage. À 17h., je suis pu capable. Je fausse compagnie à la directrice pis au reste de la gang. À voir ma face dans mon écran, je considère ça comme un cadeau à leur faire. 😁

C'est décidé, demain je vais mieux pis je me plains pu.

dimanche 10 avril 2022

Jour 759

Deuxième jour de COVID. Je suis toujours aussi malade pis toujours aussi en maudit. 

Malade comment ? Eh bien je dors pratiquement toute la journée. Le reste du temps, je me traine misérablement d'un endroit à un autre dans un état d'épuisement total. Charlot me regarde avec désespoir. Y'a l'air de se demander pourquoi je fous rien de mes journées. Mon état alterne entre nez bouché ben raide pis nez qui coule abondamment mélangé avec une toux qui me fait lever le coeur pis me donne mal dans le thorax, le tout additionné de sueurs, de vagues nausées pis de maux de tête. Quand je ferme les yeux, on dirait qu'y fait trop clair dans ma tête. 🌟🌟🌟 C'est dur à expliquer. Ma dernière nuit a été pas pire mais dans celle de vendredi à samedi, j'ai dormi par petits boutes entrecoupés de réveils pis d'un genre de délire. Allez savoir pourquoi, j'ai rêvé au numéro d'assurance sociale de mon père pendant dix heures. Méchant rêve sans intérêt. Je me réveillais en disant des chiffes à voix haute. Je faisais pas de fièvre pourtant. Une nuit assez fuckée merci.

En maudit pourquoi ? En maudit de devoir me rendre à l'évidence que le vaccin fonctionne pas. Définition de vaccin : "Substance d'origine microbienne ou de synthèse qui, administrée à un individu ou à un animal, lui confère l'immunité à l'égard de l'infection déterminée par les micro-organismes mêmes dont elle provient et parfois à l'égard d'autres infections." Faque moi, j'ai reçu, en dedans de huit mois, trois doses d'un vaccin censé m'immuniser contre la COVID-19 pis j'ai la COVID-19. C'est donc dire que ça marche pas. Je veux rien savoir qu'on me dise que grâce au vaccin, je l'ai pognée moins forte pis que j'en mourrai pas. Le vaccin marche pas, point final. Le pire, c'est que je suis tellement docile que j'irai sans doute me faire donner la quatrième dose quand ça sera mon tour. Inquiétez-vous pas, je deviendrai pas complotiste.

Me voici au jour 2 de ma déchéance. Je vois pas le jour où j'irai mieux mais je présume qu'y va arriver. Après ste photo-là, j'ai pris une douche pis je me suis brossé les dents pour avoir l'air de quelque chose quand les héritiers vont monter tantôt pour leur semaine. J'étais dans le même pyjama depuis vendredi soir. Dans une couple de minutes, je vais me forcer à faire à souper. C'est quand même pas dans mes habitudes de m'apitoyer pis de pas faire mes tâches. Entre deux quintes de toux, j'ai même passé la balayeuse en vitesse, starté un lavage pis nettoyé la salle de bain. J'en ferai pas plus pour aujourd'hui mais je voulais que tout soit correct pour le retour des héritiers. Depuis mes douze années de garde partagée, je me suis toujours fait un point d'honneur de leur montrer que je les attendais pis que j'étais contente qu'ils arrivent. C'est pas la COVID qui va venir à boute de mes bonnes résolutions.

N'empêche, y commence à être temps que ça finisse ste pandémie-là. Dire que vla deux ans à ste date-là, on attendait de pogner le pic pis on pensait qu'après ça serait fini !

samedi 9 avril 2022

Jour 758

Bon ben j'aurai résisté 758 jours. 

758 jours à morver dans un ostie de masque bleu dix heures par jour. 

758 jours à me priver de voir du monde pis à pratiquement jamais sortir pour rien.

758 jours à côtoyer quotidiennement des élèves positifs sans le savoir. Des élèves sans masques dans les corridors. Des élèves supposés se tenir à deux mètres de distance en train de se faire des tresses pendant les pauses.

758 jours à voir les caissières du Métro avec leur masque en dessous du nez.

758 jours à persister, à suivre les consignes pis à rester positive.

Ben c'est ça, positive, j'ai été. Positive, je suis.

En criss, je suis aussi. 

Pas mal malade, je suis aussi, pour une fille qui a reçu trois doses.

J'ai travaillé toute la semaine en sachant que les héritiers étaient positifs parce que j'avais eu trois tests négatifs pis que j'avais pas de symptômes. Hier, je regardais une de mes élèves avec son masque en dessous du nez pis je me disais "toi mon innocente, j'espère que je suis positive pis que je vais te contaminer." 

Gang d'innocents. Criss de virus de 💩. Je suis vraiment pas de bonne humeur.

jeudi 30 décembre 2021

Jour 658

J'écris pu ben ben sur ste blog-là, j'en ai un nouveau, mais aujourd'hui, je peux pas passer sous silence deux affaires.

La première : mon écoeurantite extrême face à la situation. Je suis écoeurée, c'est vrai, mais j'en veux pas à François Legault qui vient de nous pitcher toutes sortes de nouvelles restrictions pis nous casser notre jour de l'an par la même occasion. Ceux à qui j'en veux, c'est nos éternels innocents, ceux qui sont pas encore vaccinés, ceux qui voyagent, ceux qui se sont rassemblés à 25 dans des chalets dans le temps des Fêtes, ceux qui ont participé à trois ou quatre partys, ceux qui chialent contre les mesures pis ceux qui mettent encore leur criss de masque en dessous du nez. Sérieusement, je mettrais tout ste monde-là en prison. Aie franchement, ça se pense plus fin pis meilleur que tout le monde. Ça sort des supers théories sur Facebook mais c'est pas capable écrire une phrase sans fautes d'orthographe. Gang de morrons ! Y'a-tu quelqu'un dans ste gang-là qui pense aux travailleurs de la santé, aux restaurateurs, aux personnes âgées confinées dans leur chambre ? Attachez-moi quelqu'un, je commence à perdre patience. 😡

Avec tout ça, je sais pas pantoute à quoi va ressembler ma rentrée lundi prochain. Apparemment, on en a pour au moins deux semaines d'enseignement à distance avec des élèves qui connaissent pas ça pis qui sont même pas équipés comme du monde. Comment on va faire ça ? Aucune maudite idée. Depuis le début de l'année scolaire, j'avais naïvement cru que les cours par TEAMS c'était de l'histoire ancienne pis que le pire était derrière nous-autres. Grossière erreur ! Ça ben d'l'air qu'on y échappera pas encore une fois. Bon, c'est plate, c'est sûr, mais y'a des drames ben pires que ça qui se jouent actuellement faque je vais faire de mon mieux avec les moyens du bord comme on dit.

La deuxième : ma troisième dose de Moderna, aujourd'hui même, à 17h40, au Palais des congrès. Oui bon, je le sais, c'était à une drôle d'heure pis c'était pas à la porte mais c'est pas comme si j'étais ben occupée ces temps-ci. L'important, c'est d'être vaccinée au plus sacrant. Le où pis le quand, on s'en fout. Est-ce que je vais passer une nuit aussi épouvantable que la dernière fois ? Y'a rien de moins sûr mais honnêtement, je vois pas comment ça pourrait être pire. Pour l'instant, je rayonne de bonheur. D'écoeurement aussi, mais de bonheur pareil. 😁

mercredi 17 novembre 2021

Jour 614

Aie, c'était vla deux ans pis on est encore dedans ! Vous-en rendez-vous compte ?

Le premier cas

Quelle histoire... 

samedi 6 novembre 2021

Jour 604

 J'ai arrêté d'écrire ici du jour au lendemain pour trois raisons.

1- On est pu confinés depuis un bon boute pis c'est un blog de confinement.

2- Conséquence du numéro 1, j'ai pu le temps d'écrire tous les jours.

3- Ma vie est certainement pas assez intéressante pour que je vienne vous raconter toutes mes journées toute ma vie.

4- Conséquence du numéro 3, je m'étais dit que je viendrais ponctuellement écrire mes mésaventures qui vous font rire mais j'ai finalement décidé de commencer un nouveau blog sur WORDPRESS.

Après plusieurs PLUSIEURS heures de gossage sur l'autre plate-forme que je maîtrise pas (je suis techno pourtant), je peux vous dire que je suis contente de retrouver mes vieilles pantoufles ici. Cela dit, je vais quand même continuer dans l'autre blog parce que je suis tête de cochon pis parce qu'à long terme, ça devrait être une bonne décision.

C'est pas exclu pantoute que je revienne écrire ici donc restez à l'affut ! 😁

Sur ce, merci de m'avoir lue ! 😍

mardi 19 octobre 2021

Jours 584-585-586

Jour 584 : Dans trois semaines, je commence à enseigner le cours de préparations non-stériles à mes élèves pis ça m'inquiète un peu. De un, j'ai jamais enseigné ste cours-là pis ça fait longtemps que j'ai pas fait de préparations. De deux, avec ma main plus ou moins fonctionnelle, j'ai peur d'avoir de la misère à faire la démonstration des techniques aux élèves. Aujourd'hui, je me pratique pour voir un peu pour voir comment ça se passe. Pour les besoins de la cause, j'ai resorti mon sarrau des boules à mites. Yé un peu jauni mais de toute façon, quand on fait des préparations, on s'expose à tâcher notre sarrau irrémédiablement faque c'est pas ben grave. En pratiquant, je me rends compte qu'effectivement, avec ma blessure, c'est loin d'être évident. Je me croise les doigts pour être moins maganée dans trois semaines. D'ici-là, pu de tricot, pu de coloriage pis pas trop d'ordi. 😟

Après la job, je passe aux Halles d'Anjou pour chercher un petit plat préparé pour souper pis je bifurque au Archambault pour acheter le nouveau CD de Coeur de Pirate. Avec le fond de ma bouteille de vin du weekend, tous les ingrédients sont là pour passer une petite soirée relaxe. Belle vie.

Jour 585 : Journée occupée par une réunion le matin, trois heures de cours en après-midi pis une autre réunion à 15h30. Cette année, on fait toutes nos réunions en présentiel pis je peux vous dire que je l'apprécie énormément, même si on est encore masqués huit heures par jour.. Les maudites réunions en ligne, j'en ai eu ma dose dans les derniers 18 mois. Je suis tannée de voir les gens par l'intermédiaire d'une caméra mais je suis encore plus écoeurée de voir ma propre face aussi souvent. Tsé quand on dit qu'on veut pu voir la face de quelqu'un ? Ben moi, c'est la mienne que j'ai assez vue. ⛔

Jour 586 : À matin, je pars travailler en transport en commun parce qu'après la job, j'ai une petite sortie dans le centre-ville avec Katrine, ma chum ET collègue. Katrine pis moi, on est des adeptes des 3 Brasseurs. Depuis 2014, c'est là qu'on "fête" nos débuts pis nos fins de sessions universitaires. Là, avec la pandémie pis mon break d'université, ça fait un boute qu'on est pas allées boire notre pinte de bière pis manger nos Flammekueches faque c'est le temps de remédier à la situation. C'est mon deuxième resto en six jours pis je sais plus le "combientième" depuis le début de l'été. Dla marde, on a été enfermés ben assez longtemps. C'est le fun de retrouver nos vieilles habitudes pis de retourner dans le centre-ville, là où la vie a pratiquement repris son cours normal.

Le véritable but de notre sortie, c'est le lancement du nouvel album d'Anik Jean. Les lancements, si vous êtes jamais allés, c'est vraiment pas cher, jamais long pis relativement intime. À soir, ça se passe au Club Soda pis on a des entrées gratuites. On se prend un petit verre de vino en attendant le début du spectacle. Ce qui est le fun avec Katrine, c'est que même si on se voit tous les jours ou presque, on a tout le temps quelque chose à se dire. Katrine, c'est une belle personne dans ma vie. Une personne qui m'apporte que du positif. Mme. Croisetière, vous avez fait une bonne job ! 👍

19h45 pile, Patrick Huard apparaît sur scène pour annoncer Anik qui, à son tour, présente ses cinq chansons. Moi, Anik Jean, je la connais pas tant pis ses chansons non plus, surtout pas celles-là qui sont nouvelles. Je suis agréablement surprise. Les chansons sont pas loin de s'apparenter à du country. C'est en plein le genre de musique que j'écouterais en revenant de travailler en vendredi, dans le noir, avec un verre de vin. Pour tu suite, y fait noir mais le vin est fini pis on travaille demain faque on reprend le métro ligne verte pis on retourne chacun chez nous. Belle soirée. Merci Katrine.

samedi 16 octobre 2021

Jours 580-581-582-583

Jour 580 : Quatre heures de boulot à la maison suivies de la visite d'une stagiaire, celle-ci à Longueuil. D'habitude, je supervise pas des élèves aussi "loin" mais là, y fallait que quelqu'un y aille pis je m'étais portée volontaire. À ma grande joie pis surtout à ma grande surprise, aujourd'hui, le tunnel est pas bloqué ni dans un sens, ni dans l'autre. C'est plutôt exceptionnel de sortir de Montréal pis d'y rentrer aussi facilement. Y faut en profiter quand ça passe. Maudit trafic ! Y nous fait pas la vie facile la plupart du temps. Dire que quand j'étais petite, je rêvais de vivre sur une île. My god, y'a des îles moins bucoliques que d'autres, laissez-moi vous le dire. 😬

Ma journée de travail terminée, j'en profite pour régler quelque chose dont je veux m'occuper depuis longtemps : inscrire l'héritier numéro 2 à ses cours de conduite. Bon, je m'étais pas encore précipitée parce qu'à Montréal, sur notre super île, on est pas si malheureux que ça si on conduit pas (dit la fille qui peut pas se passer de son char). L'autre affaire, c'est que depuis le début de la pandémie, je me disais que j'allais attendre la fin de la crise pis l'inscrire après pour qu'y puisse au moins faire ses cours pratiques sans masque. Là, après 19 mois, force est d'admettre que si j'attends la fin du masque, Renaud va avoir son permis à 42 ans. 😁

Je fais l'inscription en ligne pis je me croise les doigts pour que l'incompétence pis la badluck me frappent pas encore une fois. Mon frère, d'ailleurs, me dit qu'il a hâte de voir quelle emmerde va m'arriver avec ste projet-là. Checkez ben ça, Renaud va se ramasser dans un cours de conduite de poids lourds, donné en espagnol à Chibougamau. 😂

512 nouveaux cas de COVID aujourd'hui. Devant la menace d'un bris de service important, le ministre Christian Dubé repousse d'un mois la date butoir à laquelle tout le personnel de la santé va devoir être vacciné. Aie pour de vrai, je comprendrai jamais jamais JAMAIS ça. Tu travailles en santé avec des gens malades, faibles, à risque ou carrément contaminés pis y faut qu'on te menace pour que tu te fasses vacciner ? T'as peur des hypothétiques conséquences du vaccin mais t'as pas peur des ravages de la COVID ? Retenez-moi quelqu'un. 😡

Jour 581 : Avec les visites de stagiaires, le travail à domicile pis le férié de lundi, ça fait neuf jours que j'ai pas mis les pieds à l'école. Je me rends compte, en sortant dehors à matin, qu'y fait déjà plus noir que la semaine passée à la même heure. Y fait chaud aussi. On se croirait jamais à la mi-octobre. À la radio, en roulant vers l'école, j'entends les gars de Radio-Canada s'indigner du report de la vaccination obligatoire. Comme un mauvais parent, le gouvernement a annoncé une punition qui a pas été mise à exécution. C'est poche, je vous l'accorde, mais comment faire autrement quand 4% de personnel en moins ferait fermer 35 salles d'opération pis 600 lits en plus de faire baisser les services dans les CHSLD ? Quand on y pense, c'est fou à quel point notre système de santé est précaire. J'ai vraiment peur pour mon avenir de vieille madame. 

Jour 582 : Journée de travail à domicile sans histoire suivie d'un souper dans le centre-ville avec trois amies. Pour les besoins de la cause, je prends l'autobus pis le métro. Ça doit être la troisième fois depuis la pandémie que j'utilise le transport en commun. Au métro, je remarque que parmi toutes les personnes qui viennent de descendre du bus en même temps que moi,  y'a juste une fille (pis moi,évidemment) qui passe au distributeur de Purell. Tous les autres s'engouffrent dans l'escalier sans prendre soin de se désinfecter les mains. Aie ! Youhou ! C'est pas fini la COVID. Les poteaux d'autobus, les poignées de portes de la station de métro, c'est touché par combien de personnes par jour vous pensez ? Berk berk berk. 😩

Au resto avec mes amies, l'ambiance est parfaite pis la nourriture délicieuse. Je reviens chez nous assez tard pis en digérant un peu devant mon ordi, je tombe sur un site d'énigmes qui me font veiller plus longtemps que prévu. Quand Morgan monte se coucher vers minuit et demi, y commence à gosser avec moi là-dessus. Devant une énigme un peu plus complexe que les autres, on se donne le défi de la résoudre chacun de notre côté. On arrive à la même conclusion dans un délai similaire. Yé rendu 2h30. Vous autres, êtes-vous bons dans les énigmes ? Voici celle qu'on a résolu séparément :

  • 5 personnes de nationalité différente
  • habitent 5 maisons de couleurs distinctes 
  • fument des cigares de 5 marques différentes 
  • boivent 5 boissons distinctes 
  • élèvent des animaux de 5 espèces différentes

Question : qui a des poissons?

Hypothèse de départ :

1. le Norvégien habite la première maison

2. l’Anglais habite la maison rouge

3. la maison verte est située juste à gauche de la maison blanche

4. le Danois boit du thé

5. la personne qui fume des Rothmans habite à côté de celle qui élève des chats

6. la personne qui habite la maison jaune fume des Dunhill

7. l’Allemand fume des Prince

8. la personne qui habite la maison du milieu boit du lait

9. la personne quii fume des Rothmans a un voisin qui boit de l’eau

10. la personne qui me des Pall Mall élève des oiseaux

11. le Suédois élève des chiens

12. le Norvégien habite à côté de la maison bleue

13. la personne qui élève des chevaux habite à côté de la maison jaune

14. la personne qui fume des Blue Master boit de la bière

15. dans la maison verte, on boit du café

Jour 583 : Journée visuellement très automnale mais anormalement "chaude". En faisant cette remarque devant Morgan, y me répond qu'hier, ça sentait l'Halloween dehors. Je trouve ça cute.😍 La journée étant propice à la réclusion, je me lance dans une go de ménage pis dans une petite séance de coloriage, toujours en écoutant mes balados. Plus tôt cette semaine, j'ai commencé, à temps perdu, une autre enquête captivante, celle-ci sur Marie-Paule Rochette. Cette affaire-là, également connue comme étant la saga de la noyée de Rivières-des-Prairies, révèle encore une fois une enquête bâclée, dissimulée même. Je trouve ça vraiment passionnant à écouter. Si jamais vous voulez occuper vos oreilles tout en cuisinant ou accomplissant d'autres corvées, c'est pas ici : L'ombre du doute.

Coloriages du jour :

 Vla un samedi comme je les aime. 😍

mardi 12 octobre 2021

Jours 577-578-579

Jour 577 : Petit tour à l'épicerie pour compléter mes provisions en vue de l'arrivée des héritiers à soir. Y me manque pas grand chose, à peine de quoi remplir deux sacs. C'est un nouvel emballeur qui se charge de paqueter mes affaires. 

  • Premier sac : un deux litres de lait 1%, un deux litres de lait de soya, deux bouteilles de jus Oasis, deux cannes de jus de tomates, un 5 livres de patates pis une boîte de Pop tarts.
  • Deuxième sac : deux poireaux, un concombre pis un pain tranché.

Trouvez l'erreur... 👀

J'ai pas ben ben de projets aujourd'hui sauf faire des cigares au chou. Ça fait une éternité que j'ai pas fait ça. Conclusion : Ça goûte exactement comme ceux que ma mère faisait. Conclusion numéro 2 : c'est ben  du trouble pour le plaisir que ça m'apporte de manger ça.

En milieu d'après-midi/début de soirée, je clanche les six épisodes de la série Après. Si vous l'avez pas encore regardée, je vous la conseille. Vous verrez pas le temps passer.

 
 
Jour 578 : Journée de congé occupée par diverses petites corvées. Vu que mon bras pis ma main vont un peu mieux, je me permets une heure de coloriage en après-midi tout en poursuivant mon écoute de balados sur des histoires de crimes non-résolus. La semaine passée, j'ai fini la saga des enfants disparus à Montréal en 1984-85. Là, j'écoute l'enquête sur la mort louche du policier Louis-Georges Dupont, survenue à Trois-Rivières à la fin des années 60. C'est vraiment captivant.
 
C'est le temps des pommes faque je prépare de la croustade pour le dessert d'à soir. Heureusement, je suis plus douée pour la croustade que pour les beignes. Aussitôt sortie du four, aussitôt volatilisée.

 
Jour 579 : Retour à la réalité à matin avec une journée de travail à domicile. J'ai un peu de misère à starter la machine mais une fois partie, je travaille six heures en ligne, dînant même devant mon ordi, pendant que le gros Charlot fais la grosse vie. Mine de rien, ça fait deux mois et demi que je l'ai adopté mon nouveau compagnon. Verdict : ste chat-là est juste assez affectueux, plutôt drôle, pas mal actif, enjoué mais surtout très affamé. De jour en jour, je fais des tests pour voir ce qui marche le mieux pour avoir la criss de paix quand je suis chez nous. Après des résultats mitigés concernant les couvre-griffes, j'ai décidé d'abandonner l'idée. Mes planchers vont peut-être en souffrir à la longue mais dla 💩, je dédommagerai la propriétaire le jour où je m'en irai. Pour les meubles, je suis assez tranquille. Charlot dort pratiquement toujours dans les cabanes de son arbre à chat ou direct sul sol. La nuit, y me rejoint souvent dans mon lit mais le jour, vous le verrez jamais sur un lit ou sul divan. Y monte pas non plus sur la table, les comptoirs ou les autres meubles. Franchement, yé ben élevé mon Charlot. 😍
 
16h., j'ai mon rendez-vous annuel chez le dentiste. Maudit que j'haïs ça aller là. J'ai pas peur mais cibole que c'est désagréable. Quand l'assistante me gratte entre les dents avec son espèce de pic, j'ai l'impression que toute ma mâchoire va arracher d'une shot. Heureusement,  j'ai jamais eu de problèmes dentaires de ma vie. Bilan de ma visite, l'assistante trouve que j'ai des grosses lèvres. J'imagine que je vous apprends rien. Y suffit de me regarder la face. Je suis une fière porteuse de la baboune Beaumier. Le dentiste, lui, trouve que j'ai des dents de 20 ans pis plus étrangement des cheveux de 20 ans. Pour les dents, j'y fais confiance. Pour les cheveux, à mon avis, y'a voulu dire que ça l'air de faire 20 ans que je les ai pas peignés. 😂

samedi 9 octobre 2021

Jour 575-576

Jour 575 : C'est toujours pas le gros char point de vue bras mais la douleur est un peu moins pire qu'hier. J'ai quand même pas super ben dormi. Heureusement, je travaille de la maison. Malheureusement, six heures en ligne sur un ordinateur, c'est loin d'être bénéfique pour un problème comme le mien. Coup donc, on peut pas avoir le beurre pis l'argent du beurre paraît-il. Pourquoi d'ailleurs ? Me semble que si tu fais du beurre pis que tu le vends, tu fais de l'argent ? J'ai jamais trop compris cette expression-là. 😁

Étant dans l'impossibilité de colorier, de gosser à l'ordi ou de tricoter, je me rabats sur la TV pour occuper ma soirée. Cette année, je suis énormément de séries, TROP de séries. À soir, je me mets à jour dans Chaos, Nuit blanche, New Amsterdam pis Les moments parfaits

Youppi, un weekend de trois jours en vue ! Y faut que je me bouge un peu.

Jour 576 : L'arrivée de l'automne me donne envie de cuisiner. Je sors tôt à l'épicerie pour acheter les ingrédients pour faire un peu de bouffe pendant mes trois jours de congé. Avant de me lancer dans la popotte, je me résigne à aller faire faire mes ongles parce qu'y sont pas mal maganés. On se le cachera pas, au nouveau salon, y font des ongles ben moins tough qu'à mon autre place. D'ailleurs, mon ancien salon, parlons-en. À mon grand désespoir, yé encore fermé. ⛔ Je commence à trouver ça ben long pis je m'ennuie du service hors-pair de mes deux madames que je connais depuis quasiment quinze ans. C'est donc ben long reniper un petit salon de même ! J'imagine que le contexte actuel aide pas.

Je prends rendez-vous à mon salon des Galeries d'Anjou pour 12h30, question de me débarrasser de bonne heure de ce que je considère comme une corvée. Aujourd'hui, je me paie aussi une pédicure. Au salon, y'a trois employés mais une seule qui comprend minimalement le français. Les deux autres font office de potiches pendant que l'employée fonctionnelle gère la patente tout en essayant de me faire les ongles. C'est elle qui répond au téléphone, accueille les clientes, pitonne le terminal pour faire payer le monde pis répare les gaffes des deux autres. Pourquoi si peu de staff un samedi, dans un salon de centre d'achats ? Probablement encore la fameuse pénurie de main-d'oeuvre. My god, quessé qu'on va faire avec ça ? On peut toujours ben pas clôner du monde ?

Je resors deux heures plus tard avec des ongles aux couleurs de l'automne, ben plus courts que d'habitude. La raison ? Y faut que je m'habitue parce que dans un mois, je commence à enseigner le cours de préparations non-stériles à l'école. Y faut que j'aie les ongles courts pis sans vernis. Ben oui, MOI ÇA, arrangée de même, réduite à l'ongle drabe pis triste. Quelle horreur ! 😲 Pour aujourd'hui : couleur d'automne.

À matin, j'ai acheté les ingrédients pour faire des beignes. J'en ai jamais fait mais ça fait longtemps que je veux essayer. La recette, que j'ai trouvée sur internet, est ben simple. Je la suis scrupuleusement. Je répartis ma pâte en six parts égales tel qu'indiqué pis je sacre ça dans la friteuse deux minutes de chaque côté. Le résultat est douteux. Les beignets sont gros, compacts pis drôlement cuits. D'un bord, y font relativement bonne figure mais l'autre côté est pas trop invitant. Y'a-tu quelqu'un qui peut me dire pourquoi ça a cuit de même ? Le goût est moyen. Recette non-concluante. Pour l'instant, y sont mous mais j'ai ben l'impression que demain, y va falloir les couper avec une chain saw. À mon avis, les héritiers vont pas se les arracher. À noter que j'en ai quand même mangé un...

                                            RECTO                                                       VERSO


William passe en coup de vent en soirée. Contre toute attente, y manifeste un intérêt pour les beignes qui gisent sul comptoir. J'y en chauffe un dans le micro-ondes. Y me dit que c'est bon. Y repart avec les quatre autres dans un ZIPLOC. Faudra que je récidive avec une autre recette ou une autre cuisson. C'est Ricardo qui serait pas fier de moi. Bob non plus. C'était sa recette, à Bob le chef. Mince consolation, si je me fie aux commentaires en bas de la recette, y'a au moins une autre personne qui l'a ratée avant moi. 😂